L'entretien consiste à préserver, au maximum de sécurité, les possibilités de navigation : maintenir un chenal navigable et correctement balisé, tout particulièrement pendant les périodes de très basses eaux.
Les voies navigables constituent un important maillon de la chaîne de transport transéquatoriale, permettant la liaison entre Brazzaville, terminus de la ligne du Chemin de Fer Congo-Océan, et les territoires du nord de la République du Congo et de la République Centrafricaine.
Cette mission générale se décline en cinq métiers complémentaires, exercés au rythme des saisons hydrologiques.
Balisage
Bouées fixes et mobiles en matériau réfléchissant, qui délimitent le chenal navigable et rendent possible la navigation de nuit.
Dragages
Approfondissement du chenal au droit des seuils sableux, pour maintenir un tirant d'eau exploitable pendant l'étiage.
Dérochements
Suppression des obstacles rocheux, élargissement des passages et réduction de leur sinuosité.
Études hydrographiques
Cartes de navigation, mesures de débits et de vitesses de courant, suivi de l'évolution des bancs de sable.
Désnagage
Retrait des troncs, souches et embâcles dérivants qui menacent les coques et obstruent le chenal.
Un travail rythmé par le fleuve
Les interventions suivent le cycle hydrologique. À l'étiage, quand le chenal se resserre entre les bancs de sable, le balisage est renforcé et les dragues entrent en campagne. À la montée des eaux, le balisage dense est progressivement allégé et les équipes se reportent sur les levés et l'entretien du matériel.
Sur l'Oubangui et la Sangha, les campagnes de dragage se déroulent de décembre à mars. Dans le bassin du port bois de Brazzaville, elles ont lieu de février à mai.